« Ce qui compte, c’est ce qu’on ne dit pas. »

Leïla Slimani a accepté de passer la nuit, seule, dans un musée d'art contemporain à Venise. Ce texte est issu de cette expérience. Leïla Slimani y parle de son enfance, de son père, d'enfermement, du métier d'écrivain... Un très beau texte qui ne fait qu'accroître ma bonne opinion sur cette autrice. A lire au musée. …

« Au bout du compte, l’amour ne suffisait pas. »

Septembre et Juillet sont soeurs. Avec seulement dix mois d'écart, elles sont aussi proches l'une de l'autre qu'elles sont différentes. Au lycée, un incident fait basculer leur fragile équilibre. A lire dans une maison aux quatre vents. Extraits : "Je me suis demandé ce que ça faisait d'être la mère de deux filles qui n'avaient …

« L’islam, ce gros mot. »

Dans un futur proche, trois jours aux assises. Le procès de Walid, jeune homme brillant issu d'un quartier populaire, étudiant prometteur et intégré à la bourgeoisie parisienne. Accusé du viol de la mère de sa fiancée, son crime aggravé par le nouveau code pénal qui punit plus durement les actes motivés par un racisme anti-français, …

« Les réunions de famille sont détestables. On y voit tous les vices de l’humanité »

Giacomo, traducteur sarde installé à Marseille, rejoint son île pour assister aux derniers jours de sa grand-mère. L'occasion pour lui de retrouver les paysages et les personnages de son enfance, figés dans ce petit village dans lequel rien ne change. Un roman mélancolique dans lequel se retrouveront facilement les déracinés de la Méditerranée. A lire …

« Une femme qui se dévoile n’inspire pas le respect »

Paul est laid. Insignifiant. Son enfance a détruit son équilibre, sa confiance et son estime de soi. Ses relations amoureuses se sont chargées de le conforter dans l'idée qu'il est bien peu aimable et risque, s'il baisse la garde, l'humiliation. Quand il rencontre la douce Angélique qui ferme les yeux sur ce que lui ont …

« On ne doit jamais donner raison à ce qui tente de vous détruire. »

Rose a été éduquée seule par sa mère, Brigitte, réunionnaise arrachée à sa terre pour venir repeupler la Creuse. Alors que Rose est jeune adulte, Brigitte disparait en lui laissant une lettre dans laquelle elle lui demande de ne pas la rechercher. Pas d'affinités entre ce roman et moi. Ma lecture a été gênée par …

« Les gens heureux ont plus de mal à échapper aux préjugés bien enracinés. »

Halte à la tyrannie du bonheur, aux trois kiffes par jour, aux journaux de gratitude et aux lunettes roses à travers lesquelles il faudrait voir la vie pour être socialement acceptable. La vie n'est pas faite que d'émotions positives et nier ses émotions négatives nous coupe d'une part essentielle de nous-mêmes et de ressources indispensables …

« Ici, on a une précarité collante. »

Entre octobre 2010 et novembre 2011, les corps de cinq hommes sont repêchés dans la Deûle, à Lille. La piste accidentelle est officiellement retenue mais le doute subsiste dans la population. L'auteur mène l'enquête et tente d'établir un lien entre les mouvements d'extrême-droite, très actifs à Lille, et ces morts inexpliquées. J'ai choisi de lire …

« rien n’est plus insupportable, une fois qu’on l’a, que la liberté. »

David, jeune américain, passe le temps dans le Paris d'après guerre en attendant le retour d'Hella, sa fiancée partie en Espagne pour réfléchir à l'avenir de leur relation. Au cours d'une soirée entre amis, il rencontre Giovanni et tombe sous son charme. Ce roman est le récit d'une passion amoureuse que les tabous de l'époque …

« le corps comme outil de travail restreint les possibilités. »

Pandorini, monstre sacré du cinéma français, vient de mourir. Les hommages se succèdent puis, la parole des femmes victimes du prédateur que tous savaient qu'il était sans en parler se libère. Le roman alterne retranscription d'articles de presse ou d'interviews parlant de ce qui est devenu "l'affaire Pandorini" et le témoignage d'une de ses victimes. …

« Il avait perdu le scintillement de sa vie. »

Loïc perd sa mère alors qu'il n'a que six ans. Greta, sa voisine, relate la vie de cet orphelin balloté entre un père alcoolique, une belle-mère qui le rejette et des grands-parents à l'équilibre précaire. Un livre triste dont l'espoir est absent. Pas de colère non plus. Juste une sorte de résignation très dérangeante. A …

« Tout lui manque, en permanence. »

Un an dans la vie des familles Mariani et Kessler. Deux familles que rien ne semble lier, si ce n'est que leurs filles adolescentes respectives sont dans la même classe. Jusqu'à la seconde partie du livre qui établit les liens. Problèmes de couple, mise au placard, reconversion, maladie, parentalité. Tout ce qui fait les drames …