« Parfois la vie subsiste par rémanence »

Albane a disparu quand sa soeur, Clelia, lui a volé les faveurs de son fiancé. Depuis, quinze ans se sont écoulés. Albane est devenue une célèbre pianiste. Clélia est mère de famille et préoccupée par ses amants. Jean, leur père, vieillit et perd la maitrise de son corps. Mona, leur mère, s'est noyée. Albane n'est …

« Ici, on a une précarité collante. »

Entre octobre 2010 et novembre 2011, les corps de cinq hommes sont repêchés dans la Deûle, à Lille. La piste accidentelle est officiellement retenue mais le doute subsiste dans la population. L'auteur mène l'enquête et tente d'établir un lien entre les mouvements d'extrême-droite, très actifs à Lille, et ces morts inexpliquées. J'ai choisi de lire …

« rien n’est plus insupportable, une fois qu’on l’a, que la liberté. »

David, jeune américain, passe le temps dans le Paris d'après guerre en attendant le retour d'Hella, sa fiancée partie en Espagne pour réfléchir à l'avenir de leur relation. Au cours d'une soirée entre amis, il rencontre Giovanni et tombe sous son charme. Ce roman est le récit d'une passion amoureuse que les tabous de l'époque …

« Il avait perdu le scintillement de sa vie. »

Loïc perd sa mère alors qu'il n'a que six ans. Greta, sa voisine, relate la vie de cet orphelin balloté entre un père alcoolique, une belle-mère qui le rejette et des grands-parents à l'équilibre précaire. Un livre triste dont l'espoir est absent. Pas de colère non plus. Juste une sorte de résignation très dérangeante. A …

« Le bonheur est ennuyeux à en crever »

Valentine rencontre François à la fac. Fragile et très attachée aux valeurs familiales traditionnelles, Valentine tombe sous le charme de François, libre et tourné vers le progrès. Elle s'attache le jeune homme en lui donnant trois enfants et en renonçant pour lui à ce qui vibre en elle. Mais la famille n'est pas toujours un …

« Tout lui manque, en permanence. »

Un an dans la vie des familles Mariani et Kessler. Deux familles que rien ne semble lier, si ce n'est que leurs filles adolescentes respectives sont dans la même classe. Jusqu'à la seconde partie du livre qui établit les liens. Problèmes de couple, mise au placard, reconversion, maladie, parentalité. Tout ce qui fait les drames …

« Seule la beauté console »

"Neverland" est une exploration de l'enfance au langage très poétique. Trop pour moi, certainement. Je n'ai pas le culte de l'enfance et l'insouciance qui y est souvent associée me paraît toujours un peu factice. Le voyage s'est fait sans moi mais m'a permis d'espérer que mes enfants gardent de leurs premières années des souvenirs aussi …

« L’ennui est une forme de contrôle social »

Comment s'extraire de ce que nous nous laissons aller à penser être les incontournables contraintes d'une vie d'adulte pour retrouver une pensée autonome et une vie libre ? C'est ce que s'attache à nous faire comprendre cet ouvrage au ton léger. Pas de grande révélation qui permettrait de nous sauver de nos vils penchants moutonniers …

« La vraie et seule liberté est intérieure »

Ancien travailleur social reconverti à l'usine par amour, l'auteur décrit ses journées de travail. L'usine qui absorbe tout, qui empreint le corps et l'âme et qui, paradoxalement, libère. Un récit poétique et délicat. A lire devant un steak. Extraits: "Reproche n'étant que projection Ce collègue ne peut être que moi Je le crains Une image …

« C’est avoir que veulent les hommes, les femmes c’est pouvoir »

Rose, quatorze ans et aînée de quatre filles, est vendue par son père pour servir dans un château. Arrivée sur place, la réalité est bien plus sombre et Rose se trouve soumise à la perversité de ses employeurs. Un conte sombre que j'ai trouvé sans originalité ni réelle beauté que ce soit dans la narration …

« Un enfant mal aimé a mille visages »

Deuxième enquête du Département V. Les enquêteurs se penchent dans cet opus sur une série de crimes commis vingt ans plus tôt par une bande d'adolescents de familles puissantes aujourd'hui à la tête de toute l'économie danoise. Efficace, original et drôle. Une série qui ne me déçoit pas. A lire au zoo.

« Si le mot dignité avait un visage, ce serait celui de sa mère »

Une journaliste reçoit un message de Denis, admirateur et gestionnaire d'un blog sur lequel il donne son avis sur des films et les médias. Par politesse, elle lui répond. Mais lui ne se contente pas de ça. Il s'accroche. Quand elle met fin à leur relation épistolaire, il entame une campagne de dénigrement et de …