« je suis envahie d’une rage qui ne m’abandonnera jamais »

Caitlin, douze ans, vit à Seattle avec sa mère, célibataire qui la délaisse pour travailler et subvenir à leurs besoins. Chaque soir, après l'école, elle attend que sa mère vienne la chercher au grand aquarium. Un soir, elle y rencontre un vieil homme dont elle se rapproche. "Aquarium" n'a pas démenti mon attachement à David …

« On ne devrait dire de soi qu’à ceux qu’on ne connaît pas »

Le narrateur retourne dans le Béarn, dans un monastère dans lequel il a été de passage quelques mois auparavant, pour passer du temps avec le Père Pierre sur qui il souhaite écrire un livre. Au fil des tournées, de paroisse désertée en paroissien égaré, le prêtre raconte la région et les vies qui l'ont traversée. …

« Je ne saurai pas ce qui s’enfuit et se creusa en moi »

Huit vies de huit personnes qui ont croisé de plus ou moins loin le chemin de l'auteur. Des vies ordinaires dont Pierre Michon sait si bien faire ressortir la discrète grandeur. Une langue délicatement complexe et poétique. A lire au calme et à savourer. Extraits: "Il ne sait pas encore qu'à ceux de sa classe …

« L’unicité de chacun implique qu’elle est un fait universel »

Une amie perdue de vue depuis trente ans interroge l'écrivain sur l'âme. S'ensuivent sept lettres portant la réflexion de l'auteur sur cette vaste question. Si le propos, tout autant que la réflexion de François Cheng, sont intéressants, j'ai trouvé la forme de l'exercice très artificielle et sans véritable apport en comparaison avec les auteurs (trop?) …

« Les projets, c’est pour ceux qui n’ont pas de présent. »

Même si avril est déjà du passé, penchons nous sur ce que j'ai gardé dans mon carnet: J'ai regardé des films qui m'ont rappelé ma jeunesse: Des films qui m'ont touchée: Une majorité que j'ai déjà oubliée: Et de vrais navets, des films mauvais comme jamais: J'ai lu un livre qui m'a bouleversée: Un autre …

« Aucun miracle ne survient sans un minimum de discipline »

Serge a 44 ans, vit chez sa soeur Anièce et n'a de travail que grâce à l'appui de son frère, François, Ministre des Finances. Hypocondriaque et exprimant le plus grand mépris pour la réussite sociale, il a de grandes difficultés à s'intégrer socialement. Un jour, tout ce qu'il croyait pérenne s'effondre, lui laissant le choix …

« Celui qui n’a pas de cheval n’a pas de pieds »

Sibylle divorce et part vivre à Bordeaux avec son fils, adolescent en grande souffrance. Alors qu'elle même sombre, Samuel dérape lors d'une soirée. Se refusant à le laisser continuer à s'autodétruire, Sibylle décide de vendre la maison qu'elle a hérité de ses parents et d'emmener Samuel traverser à cheval le Kirghizistan. J'ai découvert un très …

« Les hommes vénèrent toujours l’aube plus que le crépuscule. »

En 1558, Ned revient à Kingsbridge après un an passé à Calais avec une seule idée en tête: épouser Margery avec qui il a échangé un baiser à la veille de son départ. Mais Margery a été promise à Lord Shiring par ses parents. La petite histoire s'inscrit dans la grande. Elisabeth Tudor est couronnée …

« L’homme est face à face avec lui-même: je le défie d’être heureux… »

Dans cet essai qui peut-être tout aussi utile au thérapeute qu'au lecteur lambda, Irvin Yalom décortique la mort, l'angoisse, la liberté, l'isolement et l'absence de sens. Tout ce qui fait une vie. La lecture demeure aisée grâce à la ponctuation du propos par des extraits d'oeuvres de grands écrivains et philosophes comme Camus, Sartre, Kierkegaard …

« Dans ton visage d’homme, je chercherais mon fils »

Anne s'est remariée avec Etienne, un ami d'enfance, après la mort en mer d'Yvon, son premier mari dont elle a eu un fils, Louis. Etienne leur a apporté l'aisance financière dont ils étaient totalement dépourvus mais il n'a finalement pas réussi à tenir la promesse faite à Anne : aimer Louis comme son propre fils. …

« Ni peur, ni plaisir. Rien que le désir d’un immense oubli. »

En Algérie, Nadia, enfermée dans sa condition de femme, interdite au désir, cède pourtant à l'amour quand elle rencontre Karim, un été, au bord de la mer. C'est un roman d'amour. L'amour tel qu'il est. Parfois dur et cruel. Parfois injuste dans ses conséquences. L'écriture de Maïssa Bey est magnifique. Elle donne envie de mer, …

« Il y a une fierté de domestique à devoir avancer entravées »

J'aime beaucoup Virginie Despentes mais je n'avais lu d'elle que ses romans. Lacune comblée avec ce petit traité féministe intelligent, savoureux et libre. L'auteure analyse avec beaucoup d'humour et de perspicacité le statut de la femme "lambda", les exemples pris dans le milieu de la prostitution ou de la pornographie n'étant que prétextes à extrapolation …