« il craignait que le moindre affrontement ne ravivât ses plaies ouvertes. »

Simeon, aspirant écrivain « sur le point d’écrire un livre bouleversant », fuit un passé douloureux et arrive dans un étrange village, dans une vallée perpétuellement sous les eaux ou le gel et aux habitants aux meurs détonnantes.

Malgré tout ce qui aurait dû le décourager dès son arrivée, Simeon reste dans ce drôle d’endroit avec la ferme intention de s’y intégrer.

Ce roman m’a fait l’effet d’un rêve qu’on m’aurait raconté au réveil d’une nuit agitée. Surréaliste mais, malgré tout soumis à une certaine cohérence des acteurs pris individuellement.

Il est aussi intéressant de suivre les chemins détournés que prend l’étranger pour se faire accepter. Sûr de sa supériorité, Simeon joue de son statut de savant pour être intégré (« en confiant à un homme d’études et qui passait pour savant, la gestion de l’appareil hydrométrique, chacun formait la secrète espérance que les conditions climatiques, dans la vallée, ne manqueraient pas de s’améliorer. »). Mais, une fois assimilé, il perd sa différence qui aurait pu lui permettre de sauver le groupe et se trouve à nouveau rejeté (« ils ne pouvaient plus rien espérer de Siméon: il était devenu un des leurs. »).

« Les saisons » est un roman très riche dont je suis sûre qu’il mérite (au moins) une seconde lecture.

A lire devant une assiette de lentilles.

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