« De toute façon il n’y a pas de paix »

Étienne, photographe de guerre, est libéré d'une prise d'otage. Irène, sa mère, l'attend sur le tarmac pour le ramener à la vie auprès d'Enzo, son ami de toujours. La vie d'après commence. La vie avec le souvenir de l'horreur et la peur. Cette peur qui est en chacun d'eux. Avec laquelle, chacun à leur façon, …

« Tout s’évaporait quand le jour devenait éclatant et vulgaire »

Tess, jeune paysanne, est envoyée dans une famille bourgeoise pour aider ses parents. Séduite puis abandonnée par le fils de son employeur, elle traînera son déshonneur au fil d'une vie aussi romantique que tragique. Je n'avais encore jamais lu ce classique et je l'ai fait avec beaucoup de plaisir, essentiellement pour l'étude des mœurs brillamment …

« La moindre intrusion de l’extérieur peut me détruire »

Mais qu'ai-je donc fait de mon mois de juillet dans mon monde intérieur qu'est ce petit carnet ? J'ai soufflé une bougie supplémentaire: J'ai visité des musées: Les enfants en vacances m'incitent à me coucher tard. Mais, comme moi je travaille encore, ces veillées empiètent sur mon temps de lecture. Du coup, j'ai lu peu. …

« La tristesse est un don »

Au début de l'été, en Suisse, Summer, 19 ans, sublime et fille d'une riche famille genevoise, disparaît. Vingt-cinq ans plus tard, son jeune frère, Benjamin, est toujours hanté par son souvenir. Au fil de ses séances de thérapie, on le suit dans la reconstruction des souvenirs de cette soirée là et des jours qui ont …

« Nous venons de nous installer, il y a vingt ans »

  Henry, écrivain quinquagénaire  en perte de vitesse, rentre un soir chez lui et découvre qu'un énorme chien y a élu domicile. Ce nouveau compagnon va déstabiliser la famille d'Henry, qui, déjà, ne tenait pas vraiment debout. Un roman assez drôle qui m'a fait penser à ceux de Jonathan Tropper (que je préfère pour être …

« Mon printemps est mort »

  Violette est gardienne de cimetière. Née sous X, blessée par un mari égoïste qui finit par l'abandonner, elle a vécu le pire des drames et s'est protégée en s'enfermant dans un quotidien solitaire et bien rodé. Quand fait irruption dans cette vie bien rangée un homme qui va tout bouleverser. "Changer l'eau des fleurs" est …

« C’est la solitude qui rend la douleur terrible »

Modesta naît le 1er janvier 1900. "L'art de la joie" retrace sa vie, de sa naissance dans une famille pauvre, à tous les sens du terme, à la fin de sa vie, riche, lettrée, aimée et heureuse. Quelle lecture pénible que ce roman... Dès les premières pages, le style de l'auteure m'a mise mal à …

« La douleur revêt un caractère nostalgique »

"Fugitive parce que reine" raconte l'enfance de l'auteure dans une famille de la grande bourgeoisie parisienne auprès d'une mère bipolaire. La première partie expose cette vie fantasque et cabossée du point de vue de l'auteure et de sa soeur aînée quand la seconde partie se saisit du regard de la mère, de sa propre enfance …

« je suis envahie d’une rage qui ne m’abandonnera jamais »

Caitlin, douze ans, vit à Seattle avec sa mère, célibataire qui la délaisse pour travailler et subvenir à leurs besoins. Chaque soir, après l'école, elle attend que sa mère vienne la chercher au grand aquarium. Un soir, elle y rencontre un vieil homme dont elle se rapproche. "Aquarium" n'a pas démenti mon attachement à David …

« Je ne saurai pas ce qui s’enfuit et se creusa en moi »

Huit vies de huit personnes qui ont croisé de plus ou moins loin le chemin de l'auteur. Des vies ordinaires dont Pierre Michon sait si bien faire ressortir la discrète grandeur. Une langue délicatement complexe et poétique. A lire au calme et à savourer. Extraits: "Il ne sait pas encore qu'à ceux de sa classe …

« Aucun miracle ne survient sans un minimum de discipline »

Serge a 44 ans, vit chez sa soeur Anièce et n'a de travail que grâce à l'appui de son frère, François, Ministre des Finances. Hypocondriaque et exprimant le plus grand mépris pour la réussite sociale, il a de grandes difficultés à s'intégrer socialement. Un jour, tout ce qu'il croyait pérenne s'effondre, lui laissant le choix …

« Celui qui n’a pas de cheval n’a pas de pieds »

Sibylle divorce et part vivre à Bordeaux avec son fils, adolescent en grande souffrance. Alors qu'elle même sombre, Samuel dérape lors d'une soirée. Se refusant à le laisser continuer à s'autodétruire, Sibylle décide de vendre la maison qu'elle a hérité de ses parents et d'emmener Samuel traverser à cheval le Kirghizistan. J'ai découvert un très …