« Ne pas affliger les esprits des enfants et des jeunes par l’ennui et le dressage »

Pour aller vers une société solidaire et égalitaire, transformer l'école est incontournable. L'école démocratique allie liberté de penser, égalité concrète dans l'accès à la culture et à la connaissance, définition d'une culture commune, pédagogie de la coopération et autogouvernement des écoles et universités. Un projet qui fait rêver et donne envie d'espérer encore en l'école. …

« on ne sort véritablement du silence que lorsqu’on est entendu. »

Quand sa mère lui apprend qu'elle a été victime de viols perpétrés par son père quand elle était enfant, l'auteure décide d'enquêter sur le silence qui entoure toutes les victimes d'inceste. En interrogeant des victimes et des spécialistes du sujet, elle met en lumière le caractère systémique de l'inceste, noyau structurant du patriarcat. Une très …

« J’ai le goût des choses qui mordent »

Des textes de femmes sur les femmes, la féminité, le rapport au monde et la façon de le faire évoluer. Des textes emplis d'amour, de force et de douceur, de solidarité. Un véritable plaisir à lire ! À lire la tête haute et le cœur plein.

« Pas mal de gens savent pertinemment avoir besoin pour subsister d’emplois qui, eux, n’ont aucun besoin d’exister »

Pendant des années, l'auteur a noté toutes sortes de statistiques. De tous ces chiffres, il a fait cet ouvrage. Inventaires, réflexions et poésie autour de ces statistiques parfois absurdes, parfois propices à ouvrir une réflexion. À lire pour alimenter certains apéro en famille.

« Le rôle d’un conteur est de se tenir à la porte pour s’assurer qu’elle reste ouverte. »

Onze chapitres comme autant de confrontations à la mort de l'auteure en tant que rabbin ou en tant que femme. Des récits intimes ou réflexifs, drôles et bouleversants. Un très beau texte, délicat et émouvant, que j'ai beaucoup aimé. A lire en savourant d'être en vie.

« Les coeurs se volent souvent dans l’enfance. »

En 2020, en pleine pandémie, l'auteure tombe malade. Une fois guérie, elle rédige cet ouvrage divisé en neuf chapitres proposant chacun un défi d'incarnation. C'est peu dire que j'ai aimé découvrir ce livre, véritable mine d'informations et base d'une réflexion à nourrir sur toute une vie. A lire pour vivre pleinement.

« derrière une obscurité totale se cache un trésor inestimable »

Médecin et diplômée d'acupuncture, l'auteure livre dans cet ouvrage les liens qu'elle fait entre médecine moderne et médecine traditionnelle chinoise. Elle démontre, s'il en est encore besoin, l'impact sur notre corps de nos émotions et nous incite à visualiser notre être dans sa globalité pour mieux en prendre soin. Bien que parfois technique, j'ai trouvé …

« On met une vie à guérir de sa famille. »

Dans cette autobiographie sociologique, Rose-Marie Lagrave retrace son parcours de transfuge féministe, de son enfance dans une famille nombreuse pauvre et catholique à sa retraite de directrice d'études à l'EHESS. Elle parle avec intelligence et simplicité de soumission de classe, de genre, de maternité et de vieillesse. Un très beau parcours et une réflexion enrichissante. …

« Le sexe est le refuge des pauvres d’esprit. »

Manifeste féministe radical diffusé en 1967 par l'auteure, travailleuse du sexe et experte en noirceur masculine. Excessif mais très drôle et, malgré tout, souvent très juste. A lire chez une amie. Extraits: "Chaque homme sait, au fond de lui, qu'il n'est qu'un tas de merde sans intérêt." "L'homme est horrifié à l'idée d'avoir du temps …

« Ce qui compte, c’est ce qu’on ne dit pas. »

Leïla Slimani a accepté de passer la nuit, seule, dans un musée d'art contemporain à Venise. Ce texte est issu de cette expérience. Leïla Slimani y parle de son enfance, de son père, d'enfermement, du métier d'écrivain... Un très beau texte qui ne fait qu'accroître ma bonne opinion sur cette autrice. A lire au musée. …

« Les gens heureux ont plus de mal à échapper aux préjugés bien enracinés. »

Halte à la tyrannie du bonheur, aux trois kiffes par jour, aux journaux de gratitude et aux lunettes roses à travers lesquelles il faudrait voir la vie pour être socialement acceptable. La vie n'est pas faite que d'émotions positives et nier ses émotions négatives nous coupe d'une part essentielle de nous-mêmes et de ressources indispensables …

« Ici, on a une précarité collante. »

Entre octobre 2010 et novembre 2011, les corps de cinq hommes sont repêchés dans la Deûle, à Lille. La piste accidentelle est officiellement retenue mais le doute subsiste dans la population. L'auteur mène l'enquête et tente d'établir un lien entre les mouvements d'extrême-droite, très actifs à Lille, et ces morts inexpliquées. J'ai choisi de lire …

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