« Paris est bavard, et tu es un secret. »

Jeune étudiant en vadrouille à Paris à la fin des années 70, Samuel rencontre lors d’une soirée littéraire à Saint Germain des Prés (évidemment) l’incendiaire Isabelle. Elle a quinze ans de plus que lui et est mariée. Mais, évidemment, pour une française, toutes ces considérations n’ont que peu d’importance et elle lui propose immédiatement trois cinq à sept (littéralement! De 17 à 19 heures) par semaine dans sa garçonnière. 
Samuel est fougueux et désire plus mais finit par rentrer aux Etats-Unis où il se marie et devient avocat sans pour autant couper les ponts avec sa maîtresse et les cendres de leur passion.
J’avais déjà lu, il a pas loin de vingt ans, un roman de Douglas Kennedy. Je ne m’en souviens pas mais je n’en ai en tout cas pas de mauvais souvenir. 
Il sera plus difficile d’en dire autant de celui-ci que j’ai traîné pendant plusieurs soirs sans joie. 
Quelle vision de la femme! Samuel, irréprochable dans sa passivité, ne rencontre que des femmes inconstantes, matérialistes et obsédées par la maternité (en existe-t-il d’autres?). Il consomme ces femmes tant qu’elles restent des amantes passionnées (leur tempérament est quasiment exclusivement décrit par le prisme de leur sexualité), leur principale qualité étant toujours qu’elles « aiment le sexe » peu importe la façon dont elles le pratiquent bien qu’il établisse plus ou moins un classement en fonction de ça. Puis, la maternité, par lui ou pas, les empêche d’ouvrir les cuisses assez souvent. Devenir mères les rend folles et Samuel part se consoler ailleurs, non sans leur avoir offert les services d’une nurse à temps plein s’il est à l’origine de la maternité. La preuve que c’est un mec bien! Il ne va quand même pas s’emm… avec des hystériques. 
Bref, un roman fort moderne dont je n’ai pas été étonnée que Le Figaro apprécie. 
A lire aux toilettes.

3 Replies to “« Paris est bavard, et tu es un secret. »”

  1. Houuu pas trop envie de lire celui-ci. J’ai bien aimé l’homme qui voulait vivre sa vie mais les autres romans de Douglas Kennedy ne m’ont pas trop plu finalement.

  2. Je ne partage pas du tout… c’est davantage un roman sur la vie et ses dérives, la vie qui malmène, sur l’évolution de tout un chacun qu’un simple livre macho (même si j’admets que les femmes ne sont pas forcément à l’honneur). D’ailleurs, il suffit de lire La symphonie du hasard pour comprendre que Kennedy ne l’est pas du tout…

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