« Je ne saurai pas ce qui s’enfuit et se creusa en moi »

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Huit vies de huit personnes qui ont croisé de plus ou moins loin le chemin de l’auteur. Des vies ordinaires dont Pierre Michon sait si bien faire ressortir la discrète grandeur. Une langue délicatement complexe et poétique.

A lire au calme et à savourer.

Extraits:

« Il ne sait pas encore qu’à ceux de sa classe ou de son espèce, nés plus près de la terre et plus prompts à y basculer derechef, la Belle Langue ne donne pas la grandeur, mais la nostalgie et le désir de la grandeur. »

« les étoiles, les pures et froides, les créées au Commencement, les conductrices de Mages, celles qui portent le nom des créatures, cygnes, scorpions et biches avec leurs faons, les peintes sur les voûtes parmi des fleurs naïves, les brodées sur les chasubles et celles que les enfants découpent dans du papier d’argent, les étoiles n’avaient pas vacillé; la chute d’un ivrogne n’entre pas dans leur infinie narration. »

« J’apprenais que le ciel et les livres font mal et séduisent. Loin des jeux serviles, je découvrais qu’on peut ne pas mimer le monde, n’y intervenir point, du coin de l’oeil le regarder se faire et défaire, et dans une douleur réversible en plaisir, s’extasier de ne participer pas. »

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